365 dni : une catastrophe prévisible

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Aujourd’hui, on se retrouve pour parler cinéma avec un film qui a fait une entrée très remarquée dans le catalogue Netflix : 365 dni (365 jours en VF). Film polonais aux doux airs de 50 nuances de Grey, il n’en fallait pas plus pour embraser les réseaux sociaux. Entre ceux qui ont adoré et ceux qui ont détesté, je savais déjà dans quel clan j’allais finir (vous connaissez mon avis sur les mummy porn et autres romans érotiques). Mais ma curiosité a été plus forte et je me suis tout de même lancée dans ce film. Attention, mon article va être plein de spoilers ! Si vous ne souhaitez pas savoir ce qu’il se passe dans 365 dni, passez votre chemin.

Le syndrome de Stockholm ? Connais pas.

365 dni

365 dni commence par nous présenter les deux personnages principaux. Un italien mafieux et riche, plutôt bien foutu, dont le père se fait abattre dans ses bras (ça c’est pour le côté sentimental mais nous y reviendrons). Et une polonaise, mince, jolie mais qui cartonne aussi dans son travail (on ne veut pas d’une quiche). Ces deux personnages, qui n’ont rien en commun, vont alors se rencontrer en Sicile alors que Massimo est présent pour affaires et que Laura fête son anniversaire avec sa meilleure amie et son petit ami (un connard bien évidemment, sinon l’histoire ne marche pas).

Depuis que Massimo a frôlé la mort, le visage d’une femme hante ses rêves. Une femme qu’il a aperçue sur la plage alors que son regretté papa se faisait abattre comme un malpropre. Et devinez qui est cette mystérieuse femme ? Mais oui, c’est bien Laura ! Bon, c’était facile comme devinette. Bref, après avoir cherché cette mystérieuse inconnue dans le monde entier (visiter 7 milliards de personnes pour retrouver une femme ? Même pas peur), c’est finalement en Sicile que Massimo va la retrouver par le plus grand des hasards (hum hum).

On aurait pu s’attendre à de belles retrouvailles, à des confidences au clair de lune, à des déclarations enflammées mais non. Ce n’est pas le genre de Massimo. Lui, il va plutôt kidnapper Laura et lui donner 365 jours pour tomber amoureuse de lui. Logique. En même temps, Laura n’a pas l’air traumatisée par son kidnapping et surtout par la proposition du bel italien. Non, elle accepte assez facilement les virées shopping, les voyages et les sous-entendus bien lourds sur son prochain passage à la casserole. 

C’est donc le début de la fin pour ce film.

Clichés, clichés ! Qui veut des clichés ?

C’est à partir de ce moment que 365 dni sombre dans le grand n’importe quoi des romances érotiques. On enchaîne les clichés, encore et encore sans craindre le ridicule. Plus c’est gros, plus ça passe non ?

Commençons pas Laura qui n’est toujours pas traumatisée par son kidnapping. A l’aise avec la situation, elle oscille entre sa personnalité de femme enfant insupportable et son caractère de femme indépendante (mais pas trop non plus). La seule constante, ce sont ses tenues vulgaires. On a bien des essais de tenues un peu plus classes mais Laura finit toujours à moitié à poil dans tous les cas. Comme on s’y attendait, elle finit par rendre les armes et se jeter dans les bras de Massimo (enfin dans les bras, sur les parties intimes plutôt). Pas de suspense, on connaît la fin depuis le début. 

Massimo, de son côté, entretient son côté bad boy en tuant tous ceux qui osent regarder sa nouvelle propriété. Il est toujours aussi lourd avec Laura et tente de la séduire avec des répliques dignes de Baudelaire « alors on est perdue, ma jolie ? ». Avouez que ça suinte la classe ! Comme si ça ne suffisait pas, on découvre que notre Massimo a un côté BDSM et dominateur. Comme c’est étrange ! Alors là, je ne m’y attendais pas du tout. Stupéfaction, il aime les femmes soumises, qui s’agenouillent et acceptent tout sans broncher et surtout il fait ce qu’il veut quand il veut. Encore un Christian Grey en devenir ! Riche, musclé, bronzé, dominateur, bad boy, … Tout ça est bien lassant. Je n’ai même pas envie de faire des commentaires sur ce point. Mais gardons en tête que Massimo est aussi un sentimental qui s’ignore depuis la mort de son papa. Sans commentaire non plus.

La vie est plus fun en blonde

Bon, la fin du film est un enchaînement de scènes de sexe sans aucun intérêt. Evidemment, Massimo est un amant de qualité et Laura est une femme comblée. Tout va bien, ils se comportent comme des ados de 15 ans qui découvrent leur corps. On a une tentative de suspense avec le retour de l’ex de Massimo qui indique vouloir tuer Laura mais soyons honnêtes, on s’en tamponne les ovaires. Que Laura vive ou meure, franchement, ça ne me fait ni chaud, ni froid.

On a le droit à une demande en mariage, à un bébé, bref à la totale. Le bad boy est un gentil toutou et Laura est folle amoureuse. Oh copine, il faudrait peut-être te souvenir que le mec t’a kidnappée au départ hein ? On s’en fout ? Ah ben d’accord. Faisons comme ça. Je vous rappelle d’ailleurs que Laura n’est pas seulement une Barbie polonaise bonne qu’à écarter les jambes. Non, Madame a une carrière ! Alors qu’elle a disparu de son boulot du jour au lendemain et ne s’est pas pointée au bureau pendant plusieurs semaines, devinez quoi ? Elle a une promotion ! Mais oui, tellement logique. Oh et elle a le poste de son boss sinon c’est pas cool pour notre quiche de service qui se permet de nous rappeler qu’elle ne veut pas passer sa vie allongée à sentir bon. Ben voyons !

Je ne parle pas des scènes où Laura a un penchant lesbienne avec sa meilleure amie parce que je risque de vraiment m’énerver. Et à 9 mois de grossesse, ce n’est pas une bonne idée. Mais bon, ça colle bien avec le côté ridicule de 365 dni.

En bref

365 dni

Pour conclure, 365 dni est un film et une romance ratés. On surfe sur tous les clichés possibles et imaginables. Moi, je n’en peux plus des bad boys dominateurs et des quiches qui se donnent des airs de femmes indépendantes. Je ne sais même pas pourquoi je me suis lancée dans ce film. Il faut que j’apprenne à maîtriser ma curiosité. Je vais terminer cette magnifique chronique sur 365 dni avec un conseil : passez votre chemin et sauvez 2h de votre temps pour regarder un vrai bon film

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About Author

Je suis la créatrice de ce blog et rédactrice bien entendu ! J’ai une passion pour Disney et les films d’horreur, eh oui j’aime autant les princesses que les zombies (et je ne vous parle même pas des princesses zombies !). Je suis très éclectique comme lectrice mais aussi dans mes choix de films / séries, je passe des comédies romantiques aux drames ou aux thrillers bien sanglants sans aucun problème ! Rien de m’arrête !

6 commentaires

  1. Je suis tout à fait d’accord avec vous !!! J ai moi aussi regardé par curiosité…. Lamentable !!!! Glorifier le viol et rabaisser la femme…. De plus, je trouve que le jeu des acteurs n est pas terrible surtout celui de la jeune femme.
    Pour moi les premiers contacts d une romance se font par un baiser et non une fellation… Là où, j ai quand même rigolé, c est quand le fameux Massimo attache la jeune femme et lui dit qu elle va loupé quelque chose de grandiose… Je me suis dit naïvement qu il allait montrer ces exploits d amant…euh, il se fait faire une fellation….Mouais….
    J ai bâclé la fin…. Ce que j ai compris, il la libére et elle se transforme une véritable poupée Barbie….
    Ce que je trouve vraiment regrettable, c est que cette histoire est écrite par une femme et qu’il y en a de plus en plus. Des romances osées, oui…mais dans le respect de la femme, car je suis convaincue que ces livres ou films vont tomber entre les mains de notre jeunesse et qu ils vont prendre cela pour argent comptant…..

    • Je suis d’accord avec vous sur tous les points. C’est vrai que maintenant que j’y repense, Massimo a un gros problème avec la fellation ah ah ah
      Quoique, la scène avec l’hôtesse de l’air m’a quand même choquée… Une fellation, why not. Mais là, l’hôtesse a pas l’air d’apprécier, elle a les yeux qui pleurent et pourtant elle repart avec un grand sourire. NON !

  2. Mais c’est carrément malsain ce truc ! Grey a plus de morale au final ! Et d’ailleurs avant Christian, il y avait Edward Grey dans le film The Secretary (avec Maggie Gyllenhaal et James Spader); Une histoire beaucoup plus sombre et fouillée. Je ne sais pas si tu l’as vu.

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