Midsommar : le chef d’œuvre de Ari Aster

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Aujourd’hui, on se retrouve pour parler du dernier film de Ari Aster, Midsommar. S’il y a bien un film que je ne voulais pas louper au cinéma cette année, c’était celui-là ! Et miracle, j’ai même réussi à trouver une séance en VO pour pouvoir profiter pleinement de ce film d’horreur qui fait beaucoup parler de lui depuis quelques semaines. Oubliez les films d’horreur plein de jump scare et de monstres à gogo, Midsommar va vous entraîner au sein d’une communauté suédoise malsaine qui va s’attaquer à tous vos sens pour vous faire peur. Un véritable coup de cœur pour ce chef d’œuvre dont je vais vous parler plus en détail dans la suite de cet article.

Bande annonce

Synopsis

Dani et Christian sont sur le point de se séparer quand la famille de Dani est touchée par une tragédie. Attristé par le deuil de la jeune femme, Christian ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival estival qui n’a lieu qu’une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé. Mais ce qui commence comme des vacances insouciantes dans un pays où le soleil ne se couche pas va vite prendre une tournure beaucoup plus sinistre et inquiétante.

Mon avis sur Midsommar

Si j’ai voulu aller voir Midsommar au cinéma, c’est tout d’abord pour son réalisateur. Ari Aster s’impose comme le nouveau maître de l’horreur, et si j’avais loupé Hérédité au cinéma je ne voulais pas faire la même erreur avec son nouveau film. Mais ce qui m’a également poussée à aller voir ce road trip malsain en Suède, c’est l’affiche du film. Je trouve cette affiche absolument magnifique (d’ailleurs, il faudrait que j’arrive à trouver un site qui la vend car elle irait parfaitement au-dessus de mon bureau. Voilà c’était le point déco de cet article). On peut lire tellement de douleur dans le regard de l’actrice Florence Pugh que je ne pouvais pas faire autrement que de découvrir son histoire et ce qui se cachait derrière ses larmes. Et je n’ai pas été déçue.

L’histoire

Midsommar

Dani et Christian sont un couple au bord du gouffre. Elle est amoureuse mais fragile psychologiquement depuis la mort de ses parents et de sa sœur. Lui est un lâche incapable de la quitter mais également incapable d’être un soutien ou de la réconforter. Alors que Dani est à la recherche d’un moyen de surmonter son deuil, Christian organise un road trip en Suède avec ses potes de fac. Officiellement, il s’agit d’un voyage anthropologique visant à étudier une communauté suédoise qui accomplit une étrange cérémonie tous les 90 ans pour fêter le solstice d’été. Officieusement, la bande de copains compte bien profiter de tous les avantages de la communauté et se payer quelques jours de vacances. Alors quand Dani apprend l’existence de ce voyage, Christian est incapable d’assumer son petit road trip secret et invite Dani à les accompagner. Le début de belles vacances ?

C’est ce qu’on pourrait croire au début. Accompagnés de Pelle, un étudiant suédois originaire de la communauté, les 4 amis se rendent donc en Suède dans une communauté isolée, loin de la civilisation.  Le paysage est magnifique, le lieu sublime et les habitants accueillants. Tout est réuni pour passer de très bons moments. Mais ce rêve champêtre va vite se transformer en cauchemar. Notre bande va découvrir une communauté adepte des rituels brutaux et des sacrifices avec une manière très particulière de fêter le solstice d’été.

Entre sacrifices et liberté, laissez-vous emporter au fin fond de la suède dans ce conte nordique aussi fascinant que malsain.

Pourquoi j’ai aimé Midsommar

Midsommar

J’aime le cinéma d’horreur mais cela fait plusieurs années que j’ai du mal à m’y retrouver. Les films de ce genre qui sortent en ce moment au cinéma misent tout sur les jump scare en dépit du scénario. On joue la facilité pour attirer un public jeune et faire le buzz sur les réseaux sociaux. Il devient très difficile de trouver un bon film d’horreur avec un scénario qui tient la route et des acteurs pas trop mauvais. Heureusement, parfois il y a des pépites comme Midsommar qui font leur apparition et cela fait vraiment du bien de revoir des « vrais » films d’horreur qui savent vous faire peur sans tomber dans la facilité.

Si Ari Aster n’avait pas forcément réussi à me séduire complètement avec Hérédité, il m’a complètement fascinée avec Midsommar. Là où le premier jouait sur l’obscurité, le deuxième est solaire.  Faire un film d’horreur dans un pays où le soleil ne se couche jamais, c’est une belle prise de risque. D’ailleurs, tout dans ce film résulte de prises de risque réussies qui donnent naissance à un film magnifique. J’ai été subjuguée par les paysages, les décors, les costumes des habitants de la communauté, la photographie, l’univers champêtre et toutes ces fleurs qu’on pourrait presque sentir jusque dans la salle de cinéma.

Midsommar arrive à éveiller tous les sens du spectateur. La vue bien sûr, en mêlant des scènes absolument magnifiques à d’autres vraiment dérangeantes (et parfois, les deux en même temps). L’ouïe, puisque le son joue un rôle très important dans ce film. Parfois un silence pensant envahit la salle, jusqu’à ce qu’un son brusque vous ramène à la réalité. Et puis tous ces chants cristallins et envoûtants qui rythment le film. L’odorat est presque sollicité également puisque les fleurs sont omniprésentes dans Midsommar et leur douceur se mêle étroitement à la brutalité des rituels. Tout cela mélangé arrive à maintenir le spectateur en alerte tout au long du film et à l’emporter complètement dans l’univers du réalisateur. On fait presque partie de la bande de Dani, on vit leur découverte de la communauté à leurs côtés et on partage toutes leurs émotions.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un aussi bon film au cinéma. Midsommar est un chef d’œuvre du genre et je vous conseille vraiment de le voir en VO pour apprécier pleinement tout l’univers du film.

Le casting

Midsommar

Avant de se quitter, faisons un petit tour du casting de ce film. Midsommar est porté par la magnifique Florence Pugh (Les mauvais esprits) qui est incroyable dans son rôle de Dani. Sa prestation est absolument parfaite, elle m’a bluffée par son jeu. Elle ne m’avait pas marqué avec ses précédents rôles mais je vais la suivre de près à l’avenir. Elle réussit à nous faire passer toute sa douleur tout au long du film et à partager avec nous ses émotions. Une très belle prestation ! Dans le rôle de Christian, on retrouve Jack Reynor que je n’avais pas encore vu au cinéma mais qui joue très bien le rôle du petit ami toxique qu’on aime détester.

Dans Midsommar, j’ai reconnu Will Poulter dont les sourcils sont devenus des personnages à part entière (bouh c’est pas beau de se moquer). L’acteur a bien grandi depuis Le Labyrinthe et le cinéma d’horreur lui va plutôt bien.  J’ai également reconnu William Jackson Harper qui semble abonné aux rôles d’étudiants studieux puisqu’il joue également Chidi Anagonye dans la série The Good Place dont le rôle est un peu similaire à celui de Mark dans Midsommar.

Voilà pour les têtes connues du film, ce qui est déjà pas mal. Un beau casting, talentueux, qui contribue fortement à la beauté de Midsommar.

En bref

Midsommar

Pour conclure, si vous n’avez pas peur du sang et des tripes, si vous avez l’estomac bien accroché et que les contes nordiques vous intéressent, alors Midsommar est fait pour vous. Pour ma part, c’est un coup de cœur ! J’ai adoré ce film que j’ai trouvé aussi fascinant que malsain. J’ai été subjuguée par la photographie, les décors et le folklore mis en valeur par Ari Aster. D’ailleurs, certaines scènes m’ont beaucoup fait penser à la série Hannibal qui avait un don pour rendre jolies des scènes macabres. Alors attention, ce film n’est pas pour tous les publics. Certaines scènes sont très choquantes. Pour ceux qui auront la chance de pouvoir découvrir Midsommar au cinéma, vous n’êtes pas près d’oublier ce film qui vous hantera pendant un long moment.

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About Author

Je suis la créatrice de ce blog et rédactrice bien entendu ! J’ai une passion pour Disney et les films d’horreur, eh oui j’aime autant les princesses que les zombies (et je ne vous parle même pas des princesses zombies !). Je suis très éclectique comme lectrice mais aussi dans mes choix de films / séries, je passe des comédies romantiques aux drames ou aux thrillers bien sanglants sans aucun problème ! Rien de m’arrête !

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