La perle et la coquille de Nadia Hashimi

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Aujourd’hui, nous allons parler du magnifique roman La perle et la coquille de Nadia Hashimi. En ce moment, je ne lis vraiment pas beaucoup. J’ai la tête ailleurs et je n’arrive pas à me dégager du temps pour me poser avec un roman. Cela faisait donc plusieurs semaines que je vivais en compagnie du livre de Nadia Hashimi et j’ai vraiment eu l’impression de laisser des amies derrière moi en refermant la dernière page de cette histoire magnifique hier soir.

La perle et la coquille de Nadia Hashimi

Synopsis

Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d’une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

Mon avis sur La perle et la coquille

Ce livre a fait énormément parler de lui sur la blogosphère lors de sa sortie. Tout le monde criait au coup de cœur et généralement, ça a tendance à me refroidir. Quand tout le monde aime énormément un roman, il n’est pas rare que je ne l’aime pas du tout. C’est pourquoi j’ai mis beaucoup de temps avant de me lancer. Je regrette maintenant de ne pas avoir lu cette magnifique histoire bien plus tôt ! Mais mieux vaut tard que jamais comme on dit.

L’histoire

La perle et la coquille raconte l’histoire de deux femmes.

Shekiba a vécu il y a bien longtemps en Afghanistan. Après la mort de toute sa famille, elle a assumé tous les travaux de la ferme à elle seule. Force de la nature, Shekiba a appris à se débrouiller seule et à être indépendante. Quand la famille de son père découvre que la jeune fille vit seule (ce qui est contraire à toutes les lois afghanes), ils décident de la donner à un de leur créancier en échange de l’annulation de leurs dettes, qui la donnera à son tour à un autre. Shekiba ayant une partie du visage brûlé, elle sait que personne ne voudra d’elle comme épouse. Elle est donc condamnée à être une domestique, un simple objet qu’on s’échange et qui passe de main en main. Mais le destin pourrait bien réserver des surprises à Shekiba.

Rahima vit également en Afghanistan mais en 2007. La jeune fille est ce qu’on appelle une bacha posh, c’est-à-dire qu’elle est déguisée en garçon. Ce statut lui permet de sortir en toute liberté dans les rues et de se livrer à des activités interdites à ses sœurs. Mais vient le jour où le père de Rahima donne sa fille en mariage à un seigneur de guerre en échange d’une grande quantité d’opium. Adieu liberté et indépendance, Rahima redevient une femme et doit passer ses journées à effectuer des travaux domestiques et à satisfaire son mari.

On pourrait croire ces deux histoires différentes par leur époque, mais ces deux femmes vont mettre en lumière la condition des femmes afghanes et son évolution. Deux femmes qui rêvent d’indépendance et de liberté dans un pays où elles sont brimées et sous-estimées.

Pourquoi j’ai aimé ce roman

Si vous n’avez pas encore lu ce roman, je dois vous prévenir que la lecture de celui-ci est parfois très difficile. Il est question de violence physique et psychologique, de viol et de lapidation. Cette lecture n’est pas pour tout le monde et il vaut mieux en avoir conscience avant de se lancer.

Malgré le côté choquant de certaines scènes (qui sont toutefois nécessaires au roman), cette histoire est magnifique et très touchante. En refermant le dernier chapitre de La perle et la coquille, j’avais l’impression de laisser deux amies derrière moi. Rahima et Shekiba vont beaucoup me manquer. J’ai vraiment apprécié de prendre mon temps pour lire ce livre. Lire seulement quelques chapitres par jour m’a permis de réellement  m’imprégner des vies de ces deux femmes, de tenter de les comprendre et surtout de prendre conscience du travail incroyable de l’autrice.

La perle et la coquille permet de réaliser la chance que nous avons d’être des femmes en Europe. Oui, ce n’est pas parfait et il y a encore beaucoup de travail sur les droits des femmes et leur place dans la société, mais ce n’est rien comparé aux femmes afghanes (tout comme en Iran d’ailleurs). En lisant les passages de Rahima, qui se passent en 2007, j’ai eu l’impression de lire une histoire se passant au Moyen-Âge. La jeune fille n’a pas le droit de sortir seule, de se rendre au marché ou à l’école et même de s’exprimer tout simplement. La femme est réduite à l’état d’objet dont on dispose comme on le souhaite et qui n’a pas son mot à dire.

Les vies de Rahima et de Shekiba sont révoltantes. Mais toutes les difficultés et les épreuves que vont subir les deux femmes ne vont que renforcer leur envie de liberté et d’indépendance. Nadia Hashimi nous présente le portrait de deux femmes fortes que nous ne pouvons qu’admirer.

Vous connaissez ce roman ?
L’avez vu déjà lu ou vous donne t-il envie ?

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About Author

Je suis la créatrice de ce blog et rédactrice bien entendu ! J’ai une passion pour Disney et les films d’horreur, eh oui j’aime autant les princesses que les zombies (et je ne vous parle même pas des princesses zombies !). Je suis très éclectique comme lectrice mais aussi dans mes choix de films / séries, je passe des comédies romantiques aux drames ou aux thrillers bien sanglants sans aucun problème ! Rien de m’arrête !

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