A la découverte du monde de la BD par Julia

0

On dit souvent qu’une personne qui lit de la BD ne lit pas de romans. Il se trouve que pour moi c’est l’inverse, je lis énormément de romans mais avant de travailler en librairie, je n’avais jamais ouvert une page d’une BD. Toutefois, un des gros avantages à bosser en librairie, c’est le fait de pouvoir emprunter des articles, ce qui m’a permis de m’ouvrir à ce monde. Je vous propose donc aujourd’hui de vous parler de trois histoires qui m’ont particulièrement marquée.

A la découverte du monde de la BD par Julia

J’ai toujours été curieuse dans la vie et j’adore découvrir de nouveaux univers, mais j’avoue qu’en lecture j’ai eu tendance à lire toujours la même chose, d’abord pour une question financière. Il faut reconnaître que le prix d’une BD était pour moi assez dissuasif puisque je considérais que mettre plus d’une dizaine d’euros dans une BD qu’on lirait en peut-être une heure représentait un coût en plus de ce que je mettais déjà dans les livres. Mais grâce à mon métier, j’ai pu en emprunter quelques-unes. Certaines ont été de vraies révélations comme la saga Culottées et Le perroquet que Smells like rock vous a déjà chroniquées. Je vais donc vous présenter à mon tour d’autres histoires que j’ai particulièrement appréciées.

California Dreamin’ de Penelope Bagieu

A la découverte du monde de la BD par Julia

Résumé :

Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique qu’attachante, son besoin d’amour inextinguible.

À l’aube des années 1960, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.

Mon avis :

Penelope Bagieu a le don de narrer les histoires de femmes hors du commun et California Dreamin’ ne fait pas exception à la règle. Je dois avouer qu’avant de le commencer, je n’avais pas du tout fait le rapport avec la chanteuse de The mamas and the papas mais j’étais déjà totalement fan du personnage et au final, j’ai appris à la découvrir. Ellen Cohen est une femme incroyable qui, avec sa voix et son caractère, a réussi à réaliser son rêve malgré les obstacles. En découvrant la BD, j’ai aussi découvert le roman graphique et le fait de mettre en bulles une histoire vraie, et je dois dire que j’adore ça. Le dessin souligne parfaitement l’histoire et se trouve être une belle façon de raconter un récit en général. Cette lecture m’a transportée et vraiment fait du bien.

Conduite interdite de Chloé Wary

A la découverte du monde de la BD par Julia

Résumé :

L’Arabie Saoudite est le seul pays au monde où il est interdit aux femmes de conduire. Aujourd’hui, les Saoudiennes font leurs études à l’étranger, travaillent, votent et peuvent être élues… mais pas conduire elles-mêmes leur voiture. Après cinq années passées à Londres, Nour rentre en Arabie Saoudite. Ce retour lui cause un certain malaise, jusqu’à ce qu’elle croise un groupe de femmes bien décidées à revendiquer leur indépendance. Le 10 novembre 1990, elles sont 47 à prendre le volant, et deviennent les pionnières d’un mouvement féministe qui revendique le droit de conduire.

Mon avis :

Ce que j’aime particulièrement dans les romans graphiques, c’est qu’en général les sujets traités m’intéressent énormément et qu’il faut l’avouer, ça se lit très vite. Cela permet de parler d’une histoire de façon claire et concise. Et c’est exactement le ressenti que j’ai eu pour Conduite interdite. L’Arabie Saoudite est le seul pays où les femmes ont interdiction de conduire, ce qui est assez contradictoire puisqu’elles ont pour le reste une assez grande autonomie. On suit donc l’histoire de Nour, qui trouve cette situation absurde, surtout après avoir passé cinq ans à Londres. Elle va faire la rencontre d’un groupe de femmes qui sont bien décidées à revendiquer leur droit à conduire. J’ai tout simplement adoré cette BD parce qu’elle amène parfaitement le sujet sans être redondante. Elle m’a d’ailleurs donné envie de me plonger dans le livre de Manal Al Sharif « Daring to Drive: A gripping account of one woman’s home-grown courage that will speak to the fighter in all of us », où elle raconte son combat pour avoir cette indépendance.

Silencieuses de Salomé Joly et Sibylline Meynet

A la découverte du monde de la BD par Julia

Résumé :

« Chatte à talon! » Des mots crachés comme ça. A son passage. Mais elle a fait semblant de ne rien entendre. Comme toujours. Avec le recul, ce n’est pas grand-chose… Elle pourrait même trouver la formule assez drôle. Sauf qu' »Elle », c’est Anaïs, Mahé, Zoé, Julie. C’est la copine, la fille, la sœur, la petite amie, c’est vous, c’est moi. Et surtout, c’est banal. Au point qu’elle troquera sa jupe contre un pantalon. Pour ne plus être résumée à un sexe offert à qui veut. Salomé Joly, l’auteur de l’histoire distillée dans ces pages, sait de quoi elle parle. Même si ce n’est pas son histoire. Issue d’un travail de maturité rendu sous forme de journal intime afin de mieux retranscrire le mal-être de celles qui l’ont vraiment vécu, cet ouvrage répond juste à un rêve : que l’on arrête de trouver normal ce qui ne l’est pas. (extrait d’un article de Sylvie Gueirerro, rédactrice en chef de la Tribune des Arts).

Mon avis :

Perspective Art et Sibylline Meynet sont une maison d’édition et une auteure de ma région. Alors quand j’ai entendu parler de ce projet, j’ai de suite été emballée parce que le harcèlement de rue est un sujet qui me parle énormément. En tant que femme, j’y ai déjà été confrontée et je suis effarée quand je vois la façon dont le sujet est traité par les médias, la justice mais surtout l’entourage d’une personne qui en a été victime. Silencieuses aborde parfaitement ce sujet puisque nous suivons plusieurs femmes qui sont toutes confrontées au harcèlement de rue et aux réactions que cela peut apporter du genre « en même temps, tu as vu comment tu étais habillée ? ». J’ai beaucoup aimé le dessin tout en simplicité de Sibylline Meynet et l’écrit de Salomé Joly, car le tout reste très en surface mais assez incisif pour que l’on comprenne où l’auteure veut en venir. Cette BD est normalement à destination d’un public scolaire, c’est pourquoi le tout reste très en surface mais je vous la conseille vraiment car elle permet de mettre en lumière un sujet qui est encore trop peu abordé.

Conclusion

En conclusion, je dirais que mon métier de libraire m’a permis de faire la découverte d’un nouvel univers et j’avoue que depuis j’en suis totalement fan. Je prends vraiment du plaisir à m’offrir une lecture rapide et à découvrir des thématiques qui me plaisent via ce biais.

Et vous, avez-vous des BD coups de cœur ?

Facebook - Twitter - Instagram

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share.

About Author

J’ai longtemps espéré que Peter Pan vienne me chercher et m’amène au pays imaginaire pour y vivre pleins d’aventures mais à 25 ans je me suis fait une raison. Afin de pouvoir quand même vivre mille vies, je me suis réfugié dans la lecture, les films et les séries.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :