Rangoon – Festival de Cannes 1995

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On se retrouve aujourd’hui avec le Festival de Cannes 1995. En évoquant cette année, j’aurais pu choisir d’autres films qui ont marqué les esprits à l’époque, comme par exemple « La Haine », « La Cité des Enfants Perdus » ou encore la Palme d’Or « Underground ». Et pourtant, j’ai eu envie de vous parler d’un autre film qui était en compétition officielle et qui m’a énormément touchée à l’époque de sa sortie en salles. Il s’agit du film « Rangoon » de John Boorman.

Rangoon – Festival de Cannes 1995

L’histoire

Depuis le meurtre de son mari et de son fils, Laura Bowman vit repliée sur elle-même, prisonnière de sa douleur. Pour tenter d’oublier, elle part en voyage touristique avec sa sœur en Asie du Sud-Est. À la suite de la perte de son passeport, Laura est contrainte de rester à Rangoon en Birmanie. Dans ce pays, déchiré par la guerre civile, des émeutes éclatent. Jeune médecin, Laura va retrouver un sens à sa vie lors du long et périlleux périple pour fuir le pays.

Bande annonce

Le rôle principal est joué par Patricia Arquette, bien avant qu’elle ne soit connue pour son rôle dans la série « Médium ». Le film tient sur ses seules épaules et c’est de manière remarquable qu’elle nous embarque dans l’aventure birmane.

Mon avis sur « Rangoon »

Pour être honnête, si je suis allée voir le film à l’époque, c’est parce qu’il faisait partie de la sélection officielle à Cannes et aussi pour Patricia Arquette, petite sœur de Rosanna Arquette et petite dernière d’une grande famille d’acteurs. Le film devait donc être bien ! Je savais vaguement que l’histoire allait se dérouler en Birmanie (« Rangoon c’est bien la capitale de la Birmanie, non ? ») mais rien d’autre.

Rangoon – Festival de Cannes 1995

Bref, me voilà embarquée dans ce film. A l’époque, je n’avais jamais entendu parler d’Aung San Suu Kyi, de son combat et de la répression menée en Birmanie. « Rangoon » a déjà eu le mérite de m’éclairer sur ce point. Sans ce film, son nom ne serait peut-être jamais arrivé jusqu’à mes oreilles car à 16 ans, on a d’autres priorités que les instabilités politiques à l’autre bout du monde. J’aurais pu me sentir détachée et pourtant, je me suis sentie complètement concernée et révoltée par ce qui se passait là-bas (peut-être que mon jeune âge en 1995 a pu jouer et que mon regard d’adulte y changerait quelque chose). Je me souviens être sortie de la salle en pleurs et complètement bouleversée et il m’a fallu plusieurs longues minutes pour retrouver mes esprits.

Rangoon – Festival de Cannes 1995

La musique joue un rôle primordial dans « Rangoon » avec ses magnifiques consonances asiatiques, ce qui nous plonge immédiatement dans l’ambiance du film. La bande originale nous transporte à l’autre bout du monde, dans la chaleur et la moiteur des forêts et rizières birmanes. Dès qu’on entend le thème principal, on sait qu’il va se passer quelque chose et on ne peut pas s’empêcher de se crisper sur notre siège.

Rangoon – Festival de Cannes 1995

« Rangoon » reste un très bon film pour se familiariser avec le combat d’Aung San Suu Kyi mais également pour découvrir la Birmanie. Les paysages sont magnifiques et les personnages attachants, comme par exemple U Aung Ko qui aide Laura à fuir le pays en guerre. Le film n’a pas forcément reçu de récompense et n’est pas resté dans les mémoires mais il a eu le mérite d’évoquer ce qu’il se passait en Birmanie dans les années 90 et a certainement permis à des personnes comme moi de voir au-delà des frontières de l’Hexagone.

Lady Dedlock

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