La leçon de Piano – Festival de Cannes 1993

12

On continue notre série aujourd’hui avec le film qui m’a marquée et qui a laissé son empreinte sur le Festival de Cannes en 1993, La Leçon de Piano. Le film a obtenu la Palme d’Or et a enchaîné en recevant de nombreuses récompenses, que ce soit aux Oscars, aux Golden Globes et même aux Césars.

La leçon de Piano – Festival de Cannes 1993

L’histoire

Au XIXe siècle, Ada, veuve et muette, quitte l’Écosse avec sa fille de neuf ans, pour épouser un fermier néo-zélandais. La jeune femme s’exprime par la musique mais son nouvel époux accepte de transporter tous ses meubles à l’exception de son piano qui échoue chez un voisin illettré. Ne pouvant supporter cette perte, Ada accepte le marché que lui propose ce dernier : regagner son piano touche par touche en se soumettant à ses fantaisies.

Bande annonce

Dans le rôle d’Ada, on retrouve Holly Hunter qui a obtenu toutes les récompenses possibles et imaginables pour son rôle. Sa prestation reste remarquable d’intensité, toutes ses émotions passant par le regard, le langage des signes et son piano. On y découvre également une toute jeune actrice, Anna Paquin, qui reçoit l’Oscar de la meilleure actrice dans un 2nd rôle à l’âge de 11 ans. Même si elle est maintenant mondialement connue pour son rôle de Sookie Stackhouse dans « True Blood », elle restera à jamais la petite fille de La Leçon de Piano. Le duo mère-fille est complété par Sam Neill dans le rôle du mari et par Harvey Keitel dans celui du voisin.

La leçon de Piano – Festival de Cannes 1993

Mon avis sur La Leçon de Piano

Étant donné que ce film a obtenu la palme d’or, j’étais obligée d’aller le voir au cinéma. Et lors de la projection, je me suis sentie transportée en Nouvelle-Zélande. L’histoire entre les personnages reste magnifique : l’amour extrême que porte Ada pour son piano, son seul moyen d’expression, pour lequel elle est prête à tout, est impressionnant. Le film reste un classique de romantisme mais ce qui m’a surtout marquée avec ce film, ce sont les décors et la musique qui représentent pour moi deux personnages à part entière.

La leçon de Piano – Festival de Cannes 1993

Les couleurs sont magnifiques, on passe de couleurs sombres à des nuances de rose qui donnent un aspect complètement sauvage à l’île. La plage sur laquelle échoue le piano d’Ada est immense et complètement vide, on ressent la solitude et le désespoir de l’instrument laissé à la merci des éléments. Après avoir vu le film, on a qu’une envie, prendre le premier avion et traverser la planète pour marcher sur cette plage magnifique et déserte.

La leçon de Piano – Festival de Cannes 1993

Quant à la musique, qui ne se souvient pas du thème principal du film ? Étant donné que le personnage d’Ada est muet, et que son piano représente son seul moyen d’expression, il était important d’avoir une bande originale qui puisse faire ressentir toutes les émotions de la jeune femme aux spectateurs. En écoutant la musique, on ressent sa colère et son désespoir de voir son piano abandonné sur la plage, sa joie de le retrouver, on ressent de la tristesse et de l’amour. Toutes les émotions y passent et très peu de films ont réussi à m’émouvoir autant juste en écoutant leur musique originale. La Leçon de Piano reste un film à voir mais également à écouter et à ressentir. La Leçon de Piano est donc un film à avoir vu au moins une fois dans sa vie et la bande originale reste parfaite en fond sonore pour vos moments de détente ou pour apprécier un bon livre romantique !

La leçon de Piano – Festival de Cannes 1993

Ajout de Smells like rock : La leçon de piano a été écrit et réalisée par Jane Campion qui a égalemetn réalisée une magnifique série : Top of the lake. Lors de sa diffusion sur Arte, cette série est un peu passée inaperçue mais je vous conseille vraiment de la découvrir !

Lady Dedlock

Facebook - Twitter - Instagram

Rendez-vous sur Hellocoton !
Share.

About Author

12 commentaires

  1. « La leçon de piano » reste un de mes films préférés. J’ai tout aimé dans l’histoire et il est vrai que Holly Hunter est impressionnante du fait de son rôle d’Ada. Depuis, j’ai regardé d’autres films de Jane Campion et j’aime beaucoup « Bright Star », je ne sais pas si tu l’as vu celui-ci.

    • Non je ne l’ai pas vu! A mettre dans ma « to-do » liste donc! En revanche, j’avais vu son adaptation de « Portrait of a Lady » avec Nicole Kidman. Très sombre et démoralisant mais visuellement magnifique.

  2. J’ai beaucoup aimé ce film aussi! Et quelle BO! rien que de voir le titre, j’ai la musique dans la tête et j’adore aussi la jouer! 😉

  3. Je reconnais volontiers de nombreuses qualités à ce film, c’est beau visuellement, il y a un contexte historique intéressant, Holly Hunter est impeccable. Mais je n’accroche pas à ce film, il y a des choses qui me dérangent (j’ai toujours associé les actes à de la prostitution, du coup le côté « beau » m’a paru gâchée et je n’ai pas l’impression que ce fait soit très pointé par la réalisatrice) et Anna Paquin m’a gavée…

    • Je suis totalement d’accord avec toi. Certaines choses sont dérangeantes et je pense que c’était la volonté de Jane Campion, de montrer jusqu’où on est prêt à aller par amour! Pour le coup, effectivement c’est assez dérangeant que cet amour absolu soit pour un piano…Et je suis aussi d’accord sur Anna Paquin, on a envie de lui coller la tête dans la boue pour la faire taire mais je pense que là aussi c’est pour jouer le contre-poids avec sa mère qui est muette. Et je pense qu’elle ressent de la jalousie vis à vis du personnage joué par Harvey Keitel. Jusqu’à maintenant, elle était la seule personne vers qui sa mère se tournait, elle lui était indispensable et là subitement, elle est mise de côté et se retrouve seule…Mais j’ai toujours aimé son personnage surtout en VO pour lequel elle a pris l’accent écossais (alors qu’elle est née en Nouvelle-Zélande) ce qui remarquable pour son jeune âge à l’époque.

  4. Pingback: Personal Shopper : vous croyez aux fantômes ? ⋆ Smells like rock

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :