Les Huit Salopards : le nouveau western de Tarantino

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Aujourd’hui, on se retrouve pour parler cinéma avec le tout dernier film de Quentin TarantinoLes Huit Salopards ou  The Hateful Eight en VO. La sortie d’un nouveau Tarantino est toujours un événement et malgré les mauvaises citriques que j’ai pu lire dans la presse, je me suis vite rendue dans un cinéma pour me faire ma propre opinion. Verdict : un excellent Tarantino comme je les aime.

Les Huit Salopards : le nouveau western de Tarantino

Synopsis

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Bande annonce

Mon avis sur Les Huit Salopards

Quentin Tarantino est un de mes réalisateurs fétiches, je vais voir chacun de ses nouveaux films au cinéma et à chaque fois, je ressors avec le sourire. Pour Les Huit Salopards, les critiques étaient tellement mauvaises que j’ai tout de même eu un petit doute sur le fait que j’allais apprécier ce nouveau western. Il est certain que refaire un western après l’excellent Django Unchained était un pari risqué, mais j’avais confiance dans le génie de Tarantino !

Mais commençons par l’histoire. John Ruth est un chasseur de primes qui a réussi à capturer Daisy Domergue, une sorte de Calamity Jane de son époque. Son but est simple : l’emmener jusqu’à Red Rock pour toucher la récompense et la regarder se faire pendre. Ce n’est pas pour rien que John Ruth est surnommé Le Bourreau ! Ce petit plan se serait déroulé sans accroc si le blizzard n’avait pas été de la partie. Sur la route, il croise le Major Marquis Warren qui doit également livrer trois malfaiteurs morts à Red Rock pour toucher la récompense, mais dont le cheval est mort à cause du froid extrême. Après une discussion houleuse, il décide de le prendre avec lui ainsi que Chris Mannix, le futur Shérif de Red Rock qu’ils croiseront quelques kilomètres plus loin. Nos quatre compagnons de fortune vont faire escorte à la mercerie Minnie afin d’attendre que le blizzard se calme. C’est là que la véritable histoire commence.

Les Huit Salopards : le nouveau western de Tarantino

Dans la mercerie de Minnie se trouvent : Bob, un mexicain à qui Minnie a laissé sa mercerie pendant son séjour chez ses parents de l’autre côté de la montagne, Oswaldo Mobray, le bourreau officiel du comté qui doit se rendre à Red Rock pour procéder à des exécutions, John Gage, un cow-boy qui va rendre visite à sa maman, le Général Smithers, héros des sudistes comme Chris Mannix et bien sûr Chester Charles Smithers, le conducteur de la diligence. Tout ce beau monde va rester enfermé dans l’auberge pendant 3 jours, bloqué par le blizzard et obligé de cohabiter tous ensemble. La question à se poser à ce moment-là est : qui est avec qui ? Tout l’enjeu pour les personnages va être de trouver qui sont leurs alliés et qui sont leurs ennemis…

Pour moi, Les Huit Salopards est un Tarantino dans les règles de l’art ! J’ai retrouvé tous les ingrédients qui font que Tarantino est pour moi un réalisateur de génie. Tout d’abord, le film est découpé en chapitres comme dans Kill Bill. Pour un film qui dure presque trois heures, c’est une petite astuce appréciable. La narration est également très bien exploitée. Ensuite, l’intrigue. J’adore les films qui savent nous surprendre jusqu’à la toute dernière minute et je n’ai pas été déçue. Pendant tout le film, j’ai cherché qui était le traître dans l’histoire et finalement, je m’étais plantée sur toute la ligne ! Il est vrai que la durée du film peut faire peur, surtout quand on sait que toute l’histoire se déroule dans une seule pièce (comme dans Reservoir Dogs), mais je n’ai pas regardé l’heure une seul fois parce qu’on est tellement pris dans le film qu’on n’a pas le temps de trouver le temps long.

Les Huit Salopards : le nouveau western de Tarantino

Le dernier gros point positif de ce film, c’est bien entendu le casting ! Tarantino a ses acteurs fétiches et on retrouve souvent les mêmes acteurs, comme par exemple Samuel L. Jackson qu’on avait déjà vu dans Django Unchained et dans Pulp Fiction, Walton Goggins qui était également au casting de Django Unchained, Michael Madsen qui est une figure emblématique de Kill Bill ou encore Tim Roth qui était à l’affiche de Reservoir Dogs et Pulp Fiction. Dans les petits nouveaux de l’univers Tarantino, je retiens deux acteurs : Kurt Russell qui joue John Ruth et qui est assez méconnaissable dans ce rôle, mais surtout Jennifer Jason Leigh qui joue Daisy Domergue et qui est juste impressionnante dans ce rôle !

Malgré mon amour pour Tarantino, il y a tout de même un point négatif. J’ai trouvé le film plutôt long par moments. Même si je n’en suis pas arrivée à regarder l’heure, j’ai trouvé quelques passages assez longs. Pendant la première partie, je me suis dis que Les Huit Salopards manquait cruellement d’hémoglobine pour un Tarantino. Bon, il se rattrape très bien sur la deuxième partie du film, mais j’ai tout de même trouvé qu’on mettait beaucoup de temps à entrer dans le vif du sujet.

Les Huit Salopards : le nouveau western de Tarantino

Malgré un petit point négatif, j’ai adoré Les Huit Salopards ! C’est un très bon Tarantino qui est fidèle au style du réalisateur : de l’action, du sang, de l’humour décalé et un retournement de situation final. Les acteurs sont excellents et j’ai vraiment hâte de pouvoir le revoir tranquillement chez moi pour l’analyser un petit peu mieux. Et comme dans tous les Tarantino, la BO est géniale, ce qui ne gâche rien. Un film à voir d’urgence !

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About Author

Je suis la créatrice de ce blog et rédactrice bien entendu ! J’ai une passion pour Disney et les films d’horreur, eh oui j’aime autant les princesses que les zombies (et je ne vous parle même pas des princesses zombies !). Je suis très éclectique comme lectrice mais aussi dans mes choix de films / séries, je passe des comédies romantiques aux drames ou aux thrillers bien sanglants sans aucun problème ! Rien de m’arrête !

12 commentaires

  1. J’ai adoré ce dernier bijou de QT et avec le recul, je comprends de plus en plus l’importance des répliques et des longueurs même si je sais que ça a pu agacer certains spectateurs ! L’écriture est pour moi plus intelligente qu’elle en a l’air, réussissant à traiter du thème du mensonge et de parler de cette Amérique violente. Les acteurs sont vraiment top (petit coup de coeur pour Jennifer Jason Leigh et Walton Goggins), les personnages complexes, les décors sublimes et la musique de Morricone vraiment top !

    • Je pense que pour apprécier pleinement ce film, il faudrait que je le revois une deuxième fois ^^ Après l’avoir vu en entier on repense à plein de chose et effectivement, on fait des liens entre des scènes et des dialogues. Vivement qu’il sorte en DVD 🙂

  2. « Michael Madsen qui est une figure emblématique de Kill Bill »… Oui, c’est un de mes problèmes, justement. A croire qu’il est resté bloqué sur le deuxième film, vu qu’il envisage plus la vie sans son chapeau de cowboy mou et ridiculement trop grand qui le décoiffe dès qu’il baisse ou lève la tête. Je m’attendais presque à voir un serpent sortir de son assiette pour le mordre en pleine tronche (on a les rêves qu’on peut).

    Ceci étant dit, je me suis prise d’amour pour Kurt Russel et j’espérais voir quand même Channing Tatum plus de dix secondes (et torse nu, idéalement)(mais non). Mises à part les diatribes verbales sans fin de Sir Samuel Lee Jackson qui, visiblement, aime autant s’écouter parler que caler le mot « bite » le plus de fois possible dans une phrase, je crois que j’ai bien aimé. Dans l’ensemble. Bon, ça vaut pas un Inglorious Basterds ou un Kill Bill en combinaison de cuir jaune, mais c’est pas mal 😀

    • Tu sais que j’ai revu les Kill Bill la semaine dernière et… Tu as complètement raison pour le chapeau de cowboy ! Je propose qu’on fasse une pétition pour qu’on brûle une bonne fois pour toute cet horrible chapeau informe !
      Sinon pour Les 8 salopards, le fait qu’on voit Channing Tatum seulement 10 secondes m’a fait adorer ce film ! Non je plaisante mais je ne suis pas très fan de cet acteur… Donc cela ne m’a pas gêné qu’il fasse seulement une petite apparition 😉

  3. J’ai fais un article sur mon blog sur ce film.
    C’est très intéressant d’avoir d’autres point de vu, c’est drôle il y’a toujours quelques détails divergeant.
    C’est pourquoi j’ai partagé ton article à la fin de mon article pour pouvoir permettre à mes lecteurs de lire d’autres avis !
    Merci en tout cas de ta critique !!

  4. Pingback: Soleil Trompeur – Festival de Cannes 1994 ⋆ Smells like rock

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