Happy Valley – Saison 1

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Ma passion pour les séries britanniques m’amène aujourd’hui à vous parler d’un coup de cœur : Happy Valley. J’ai découvert cette série lorsque celle-ci a été diffusée l’année dernière au Royaume-Uni et en plus l’actrice principale est une de mes chouchoute du moment Sarah Lancashire (Smells Like Rock vous en a déjà parlé lors de ses articles sur Last Tango in Halifax).

Happy Valley

 

Contrairement à ce que le titre de la série pourrait laisser penser, Happy Valley n’est pas romantique, gentillette, et pleine d’espoir. Après avoir vu cette série, vous ne serez pas forcément d’humeur joyeuse et enjouée. Et pourtant, elle vaut la peine d’être vue !

L’histoire

Le personnage principal se décrit très bien elle-même dès les premières minutes du 1er épisode et le ton est donné :

“I’m Catherine, by the way! I’m forty-seven, I’m divorced, I live with my sister – who’s a recovering heroin addict – I have two grown-up children. One dead and one who doesn’t speak to me. And a grandson! » (à prononcer avec l’accent du Yorkshire of course!)

Pour résumer pour celles et ceux qui ne sont pas à l’aise en anglais, Catherine Cawood a 47 ans, elle est divorcée et elle vit avec sa soeur qui est une ancienne héroïnomane. Elle a deux enfants, un décédé et un qui ne lui parle plus. Et un petit-fils. Catherine est une policière qui tente de se remettre du suicide de sa fille survenu 8 ans plus tôt en lui laissant la garde de son fils tout bébé à ce moment-là. Alors qu’elle semble reprendre le dessus en vivant avec sa sœur et son petit-fils, elle apprend que l’homme qu’elle juge responsable du suicide de sa fille, Tommy Lee Royce, sort de prison après avoir purgé sa peine pour d’autres faits. Elle devient rapidement obsédée par l’idée de le confronter ignorant qu’il est impliqué dans l’enlèvement d’une jeune fille sur lequel elle enquête.

Happy Valley

Trailer

Mon avis sur Happy Valley

Cette série a été produite par la BBC et comme à chaque fois, tout est impeccable : l’histoire, l’interprétation, les décors, etc (mention spéciale pour le générique qui reprend la chanson Trouble Town de Jake Bugg et qui accentue encore plus le décalage entre le titre et l’ambiance de la série). Le format reste « traditionnel » pour la BBC. On s’embarque donc pour 6 épisodes d’1 heure. A la fin, on est à bout de souffle, on a envie que tout s’arrange et en même temps on a envie d’en avoir plus et on se dit que 6 épisodes, c’est trop court !

Le rôle principal est donc joué par l’excellente Sarah Lancashire. Après l’avoir vu dans le rôle de la très « posh » Caroline dans Last Tango In Halifax (avec un accent digne de Buckingham Palace et des tailleurs trop classes), cela fait un choc de la voir dans le rôle d’une policière qui se prend des coups et qui en donne ! Pour ce rôle, elle est d’ailleurs nommée dans la catégorie Meilleure Actrice aux BAFTA TV (l’équivalent des Oscars de la télé au Royaume-Uni) qui seront décernés le 10 mai prochain. C’est dire si elle a assuré dans le rôle. Après avoir vu sa performance, je ne peux que saluer cette nomination et j’espère secrètement qu’elle l’emportera.

On retrouve également Siobhan Finneran, qui joue le rôle de Clare, la sœur de Sarah Lancashire et qu’on a d’ailleurs du mal à reconnaître. Pour les fans de Downton Abbey, cela leur fera un choc de la voir sans les bouclettes et les mauvaises intentions de Miss O’Brien ! Au cours du 1er épisode, c’est sa voix qui m’a mise sur la piste et je me suis dit que je connaissais cet accent du Yorkshire ! Mais quel bonheur de la voir dans un rôle un peu plus contemporain !

Happy Valley

Comme je l’ai dit précédemment, Happy Valley est un coup de cœur. L’intrigue est bien ficelée. Même si on sait dès le départ qui est le « méchant », on angoisse de voir ce jeu du chat et de la souris entre Catherine Cawood et Tommy Lee Royce et on se demande vraiment comment tout va se terminer. L’ambiance est noire, pesante. Après chaque épisode, on est exténué mais on ne peut pas résister et on regarde le suivant. Certaines scènes sont encore plus fortes en émotion et en tension car il n’y a aucun fond musical et on ne se sent plus spectateur mais acteur. On a alors envie d’intervenir, de venir au secours des protagonistes. Je me suis surprise à me lever et à crier pour aider Catherine dans certaines situations (d’ailleurs mon mari n’a pas manqué de me prendre pour une folle sur ce coup-là !). A aucun moment on ne s’ennuie et même si on reprend enfin son souffle à la fin du 6ème épisode, on a envie que cela continue.

Happy Valley a été écrite par Sally Wainwright (qui a aussi écrit Last Tango In Halifax) et cette série a créé la surprise lors de sa diffusion au printemps 2014. Suite à son énorme succès, elle a été renouvelée pour une 2ème saison (dont le tournage devrait bientôt commencer). J’ai hâte de retrouver Catherine Cawood à l’écran car Sarah Lancashire a été brillante. J’ai hâte de retourner dans le Yorkshire avec ses paysages magnifiques et surtout son accent incompréhensible mais tellement irrésistible ! Et en même temps, mes attentes sont tellement grandes que j’ai peur d’être déçue par cette seconde saison tant la 1ère était forte et inattendue. Je croise les doigts pour que les droits soient achetés par une chaîne hexagonale afin que le public français puisse (enfin) découvrir Happy Valley.

Happy Valley

Lady Dedlock

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