Big Eyes de Tim Burton

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Aujourd’hui je vais vous parler du dernier film de mon réalisateur chouchou, le grand monsieur Tim Burton. Big eyes qui sortira le 18 mars 2015 au cinéma, est pour le coup une grosse surprise car même si les peintures s’adaptent complètement à lui, ce n’est peut être pas le cas du sujet du film. Du coup j’étais assez curieuse de voir Tim Burton dans un registre un peu plus éloigné que ce qu’on connait de lui.

Big eyes Tim Burton

Synopsis

L’histoire du peintre Walter Keane et de sa femme Margaret, qui sont devenus célèbre dans les années 50 et 60, grâce à une série de portraits d’enfants affublés de gros yeux.

Bande annonce

L’avis de Julia

Je sais que l’affiche que j’ai choisie n’est pas celle que vous verrez partout mais je trouve qu’elle est vraiment beaucoup plus représentative du film.

Nous avons donc l’histoire de Margaret Keane qui après un premier mariage désastreux décide de tout quitter pour aller s’installer ailleurs avec sa fille. Elle espère que cette nouvelle vie lui permettra de pouvoir faire connaitre ses peintures représentant exclusivement des enfants avec de gros yeux. C’est là qu’elle va rencontrer Walter, un artiste lui aussi non connu mais au charme et la tchatche incomparable. Tout va très vite entre eux et tout fonctionne bien, jusqu’à ce que son mari commence à s’accréditer les œuvres de sa femme lorsque celles-ci attirent le regard.

C’est vrai que je n’attendais pas du tout Tim Burton sur ce genre de projet. Quand j’ai vu le titre de son nouveau film, j’ai de suite pensé à un truc délirant sur des gens avec de gros yeux. Et puis après on en a su plus et là j’ai vu les mots magiques : histoire vraie. Je sais qu’il a déjà réalisé un biopic sur Ed Wood mais là pour le coup, je ne l’attendais pas tellement sur ce genre d’histoire même si on sent qu’il a été très inspiré par les œuvres de Margaret Keane.

Pourtant en tant que fan inconditionnelle de ce grand monsieur, je n’ai pas pu passer à côté et j’avais assez hâte de voir si un changement s’opérait sur ce film.

Et effectivement, on peut dire qu’il y a un changement puisqu’on perd un peu le côté incontournable de Tim Burton dans le sens où chacun de ses films lui appartient totalement grâce à son univers. Est-ce qu’on y perd en qualité ? Absolument pas !

J’ai adoré ce film du début à la fin car cette histoire est totalement prenante. Il faut savoir que les femmes dans les années 50 ne sont pour ainsi dire rien sans un homme à leurs côtés, du coup une femme peintre ça ne courait pas les rues. Et c’est presque assez logiquement que Margaret s’est laissée tenter par la « proposition » de son mari quitte à se perdre dans son mensonge. Mais j’ai surtout été touchée par ses peintures, moi qui ne suis pourtant pas sensible à cet art. J’avoue que le côté  » les yeux sont le reflet de l’âme » me parle et c’est en ça que je retrouve le côté Tim Burton même si j’aurais aimé que ce soit poussé un tout petit peu plus loin.

Passons maintenant aux acteurs. Sincèrement si vous avez l’occasion de voir ce film, je vous supplie de le regarder en VO et cela pour une raison : Christoph Waltz. Même si cet acteur me traumatise à chaque fois que je le vois dans un film, je le trouve juste remarquable. Et sa voix retranscrit complètement cette folie et donne un grand plus à son jeu. Je me dois aussi de parler d’Amy Adams qui ne fait pas partie de mes actrices favorites mais qui m’a beaucoup touché dans le rôle de cette femme qui peine un peu à trouver sa place dans le monde.

J’ai cherché les acteurs fétiches de Tim Burton mais je crois qu’aucun n’avait déjà joué pour lui. En revanche, je trouve que trois acteurs incarnent totalement le made in Burton dans ce film : Danny Huston (American horror story), Terence Stamp (que j’étais absolument sur qu’il avait déjà joué pour Burton) et Kirsten Ritter, éternel second rôle que je rêve de voir dans plus de films.

Pour conclure je dirais que ce film est pour les amoureux de Tim Burton mais pas seulement. Il permettra à ceux qui n’adhérent pas à son univers de le découvrir dans un autre registre. Big Eyes est une histoire forte et bouleversante qui en touchera j’en suis sur, plus d’un.

Julia Pan

L’avis de Smells like rock

Cela faisait plusieurs semaines que je devais regarder le dernier Tim Burton. Faute de temps, j’avais mis ce film de côté mais tous les très bons avis (dont celui de Julia et de ma copinaute Melo) m’ont motivé à le regarder hier soir. Et, je n’ai qu’un mot à dire pour résumer ce film : magnifique !

C’est vrai que le thème du film sort un peu des habitudes de Tim Burton (qui est également un de mes réalisateurs favoris). Pas de grotesque ou d’univers complètement farfelu dans Big Eyes mais comme pour Ed Wood, Burton s’attaque à une histoire vraie complètement bouleversante. Je connaissais les peintures de Margaret Keane, je trouve ces enfants avec de gros yeux vraiment sublimes, mais je ne connaissais pas du tout l’histoire qui se cachait derrière.

Si vous lisez un peu mes articles, vous savez que les droits de femme me tiennent particulièrement à cœur. Je ne me décrirais pas comme féministe mais l’égalité entre les hommes et les femmes est très importante pour moi. Dans ce film qui se passe dans les années 50, les droits des femmes sont encore un sujet très flou. Les femmes ne peuvent pas travailler sans l’accord de leur mari et encore moins exercer une profession artistique.

C’est dans ce contexte que Margaret Keane va évoluer. Peintre, elle ne rencontre aucun succès car personne ne veut acheter les peintures d’une femme. C’est pourquoi, elle accepte que son mari, Walter Keane vende ses peintures. Au départ, il précise bien que ces peintures sont faites par sa femme mais très vite, devant le succès grandissant des « Big eyes », il s’approprie le travail de Margaret et récolte toute la gloire du travail de son épouse.

Ce film est vraiment révoltant mais d’un côté je comprends le choix de Margaret. Entre faire des peintures et les garder au fond d’un placard et laisser son mari les vendre et faire connaitre son art, le choix était vite fait. Mais je pense qu’elle ne s’attendait pas à l’attitude de Walter qui va véritablement péter un câble au fur et à mesure de l’histoire. D’ailleurs, la violence, autant physique que psychologie, va aller crescendo tout au long du film.

Si ce film est autant réussi, c’est grâce à la prestation de Christoph Walz. Cet acteur est fait pour incarner des méchants ! Il a un jeu de rôle absolument incroyable et incarne parfaitement toute la folie de Walter Keane. Amy Adams est également très bien mais je ne sais pas, j’ai n’accroche pas avec cette actrice… Par contre, j’ai adoré Krysten Ritter (vu dans le film Veronica Mars) et Danny Huston (vu dans American Horror Story) ! Même s’ils ont des rôles secondaires, j’ai bien aimé les retrouver dans ce film.

Concernant le fait que certains ne retrouvent pas la « touche » Tim Burton dans ce film, je ne suis pas tout à fait d’accord. C’est vrai qu’on ne se situe pas dans un univers burtonien comme dans Edward aux mains d’argent ou Les noces funèbres mais on retrouve tout de même des codes du réalisateur que ce soit dans les décors ou les couleurs du film. On sort de l’univers gothique du réalisateur mais on garde toutes ses influences expressionnistes déjà bien présentes dans ces précédents films.

Pour conclure, j’ai adoré Big Eyes. J’ai adoré l’univers, l’histoire, les personnages,… Le fait que ce soit une histoire vraie rend le film encore plus touchant et je ne peux qu’approuver le fait de faire connaitre une des plus grande arnaque du monde de l’art !

Smells like rock

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About Author

J’ai longtemps espéré que Peter Pan vienne me chercher et m’amène au pays imaginaire pour y vivre pleins d’aventures mais à 25 ans je me suis fait une raison. Afin de pouvoir quand même vivre mille vies, je me suis réfugié dans la lecture, les films et les séries.

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