Chronique BD : « Moi, assassin » d’Antonio Altarriba

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Bonjour à tous ! On se lance aujourd’hui dans une critique de BD. Je vais vous parler de « Moi Assassin » d’Antonio Altarriba Ordóñez pour le scénario  et de Keko pour les illustrations.

Moi assassin

Synopsis

Enrique Rodríguez Ramírez est professeur d’Histoire de l’Art à l’université du Pays Basque (où Altarriba a enseigné la littérature française). À 53 ans, il est à l’apogée de sa carrière. Sur le point de devenir le chef de son champ de recherches, en proie aux rivalités académiques, il dirige un groupe d’étude intitulé : «Chair souffrante, la représentation du supplice dans la peinture occidentale.» Bruegel, Grünewald, Goya, Rops, Dix, Grosz, Ensor, Munch, Bacon sont ses compagnons de rêverie et la matière de son travail. Mais sa vraie passion, dans laquelle il s’investit à plein, est plus radicale : l’assassinat considéré comme un des Beaux-Arts.

Mon avis

Antonio Altarriba est, comme son nom le présage, d’origine Russe…. Evidemment que non ! Monsieur Altarriba est espagnol né à Saragosse en Espagne en 1952, c’est un scénariste touche à tout (essaies, romans, critiques, bandes dessinés) mais aussi un professeur de littérature française à l’université du Pays Basque. José Antonio Godoy Cazorla plus connu sous le pseudo de Keko est un illustrateur plutôt  positionné sur l’humour noir et sur des bandes dessinés fantastiques. Ce jeune homme de 51 ans, qui a travaillé pour des revus espagnoles mais aussi pour la maison d’édition Actes Sud en France, nous propose dans cet ouvrage un style de dessin fascinant.

M’étant fait recommander cette bande dessinée par un ami, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. La première page de l’ouvrage m’a fait comprendre que les 45 prochaines minutes ne se verraient consacrées qu’a cette BD. Le ton est donné après trois vignettes : un meurtre, pas n’importe quel meurtre,  pleine rue,  un scalpel, un geste fin et précis même la victime dans la vignette ne sait pas ce qui lui arrive. Le ton est donné ! L’histoire se déroule donc autour d’un professeur passionné par son travail, l’étude d’œuvres sanglantes, et qui par la force des choses (je dirais même en grand professionnel) réalise les siennes avec les influences de ses modèles et une réflexion des plus approfondie. Mais on le suit aussi autour de sa vie au sein de la faculté, ses collègues, les liens entretenus avec eux, la hiérarchie et ses élèves. On constate dans l’ouvrage que la vie personnel de l’auteur rend le scénario très précis et réaliste quant à la vie dans la faculté, non pas je l’espère dans les meurtres de la bande dessiné.

Les illustrations sont sur trois couleurs : le noir, le blanc et le rouge (pour le sang uniquement). Cette combinaison donne un aspect très centré sur les meurtres et l’art exercé par notre personnage central, Enrique. Un petit détail très cool des illustrations est la mise en place d’incrustation d’images numériques pour toutes les œuvres présentées dans la bande dessinée.

Pour conclure je dois dire que cette bande dessinée m’a vraiment fasciné. J’ai adoré le jeu de couleurs, l’aspect réel du quotidien de ce professeur devenu un meurtrier aguerri, l’impression très étrange que cet homme ne fait pas de mal mais réalise vraiment des œuvres d’art. Dès qu’un nouveau meurtre se prépare, on espère qu’il sera « fantastique »  et à chaque fois c’est l’apothéose et on en redemande…  Je n’estime pas être un meurtrier en puissance mais cette impression est vraiment nouvelle dans le lecture d’une bande dessinée Le point faible …. Euuuuu … ben finalement pas trouvé désolé, car même son prix est raisonnable : 19.90 € pour 134 pages, juste rien à dire.

Je ne vous conseille pas cette œuvre, je vous oblige à l’acheter !

Blue Rabbit

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