Dangereux plaisirs (Molly Weatherfield)

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Ce livre traînait dans ma PAL depuis plusieurs mois mais ne me donnait aucune envie de le lire. Pourtant je devais le faire pour les besoins d’un article…. Alors ma nouvelle copinaute Holly a eu une super idée  : le challenge « plaisirs coupables ». Le but ? Choisir un livre dit « érotique » dans notre PAL que nous n’aurions pas lu toute seule et s’encourager pour le finir. C’est comme ca que j’ai choisi Dangereux plaisirs de Molly Weatherfield et que Holly à choisi Histoire d’O par Pauline Réage (je vous mettrait un lien vers sa chronique dès qu’elle sera en ligne).

Synopsis

Carrie est une étudiante en lettres. Jonathan, un trader d’une quarantaine d’années, un homme accompli. Ils font connaissance lors d’une soirée au cours de laquelle est diffusé un film SM. Jonathan devine que Carrie est troublée par les scènes de soumission masochiste – c’est le cas. Il l’invite alors chez lui où elle consent, par contrat, à devenir son esclave. Au moment où s’ouvre le roman, Jonathan informe Carrie qu’il a l’intention, maintenant qu’il l’a dressée, de la vendre aux enchères. Une fois vendue, lui explique-t-il, elle sera pendant une année l’esclave exclusive et soumise de son richissime acheteur. Début du flash-back relatant les différentes étapes du dressage menant à la vente aux enchères, dont ce stage dans un ranch californien. Carrie s’y retrouve en compagnie d’autres jeunes femmes. Elles dorment dans des boxes, sont fouettées… Bref, elles apprennent l’obéissance pour le plaisir exclusif de leur maître.

Mon avis

Si ce livre ne me faisait pas du tout envie c’est qu’il traite du sujet des esclaves. J’ai pourtant un esprit très ouvert et je comprend tout à fait l’attirance de certaines personnes pour le milieu SM. Quand on reste dans un schéma dominant / soumis, tout va bien pour moi mais quand on s’aventure sur le terrain des esclaves rien ne va plus. Je vais tout vous expliquer même si vous avez déjà sans doute compris que j’ai détesté ce livre.

Tout commence avec notre jeune femme, Carrie qui se rend dans une fête assez bourgeoise. Tout se déroule au mieux jusqu’à ce qu’elle se retrouve dans une salle où on diffuse un film SM. Avec son sourire niais sur le visage, elle se fait repérer par Jonathan qui décide d’en faire son esclave (tout à fait normal….Ca m’arrive aussi souvent en soirée). Tout le temps qu’elle va passer avec lui va encore être supportable pour le lecteur. On retrouve les codes du genre : punitions, soumission, coups en tout genre,…. Mais on accepte de continuer à lire parce qu’on sent bien qu’il peut se passer quelque chose entre nos deux personnages (mon côté romantique !).

Quand Jonathan décide de vendre aux enchères Carrie, on comprend qu’il n’est pas question ici d’une histoire d’amour. Et c’est là que commence la partie qui m’a vraiment gêné. Déjà qu’on transforme une femme en esclave sexuelle réveille en moi mon côté féministe et me donne envie de rejoindre les Femen pour aller botter le cul de Jonathan. Mais elle l’a choisit me direz-vous, elle a signé son contrat d’elle-même personne ne l’a forcé. C’est vrai, alors soit. Mais alors qu’on organise des ventes aux enchères d’esclaves, là faut pas pousser. Ce n’est même plus rabaisser les personnes mais leur enlever leur statut d’être humain, les transformer en marchandise et, même s’ils sont consentants on comprend bien que Carrie le fait pour l’argent et ne comprend pas bien ce qui lui arrive (c’est qu’elle est pas toujours toute là, la pauvre).

Mais il y a encore plus dérangeant et je vous avoue que j’ai eu du mal à ne pas abandonner ma lecture. Le passage au ranch des poney par exemple. Carrie se fait traiter comme un cheval : elle dort dans un box sur de la paille, passe la journée dans le manège, traîne une calèche et je vous passe les sévices sexuels. Ce pose aussi la question de la limite entre la soumission et le viol. Plusieurs fois dans le livre, Carrie dit qu’elle se fait violer par plusieurs membres du ranch et de l’institution de ventes aux enchères. Le viol est un délit très grave qui mérite une peine de prison lourde et ça l’auteur semble l’oublier ! J’avais déjà eu ce sentiment de dégoût avec 80 notes de jaune qui instaure également le viol comme un acte banal et qui sous entend même que la fille est consentante malgré tout (ben voyons, super message à passer ça !).

Je pourrais vous dire combien ce livre m’a dégoûté, insupporté, tout ce que vous vous voulez pendant des heures, je pense que vous avez compris mon point de vue. Pour apprécier ce genre de roman, il faut rester dans une littérature très soft avec une véritable histoire. Je ne conseil ce roman qu’à un public très avertie, il n’est pas à mettre entre toutes les mains….

J’espère que Holly appréciera plus son roman….

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About Author

Je suis la créatrice de ce blog et rédactrice bien entendu ! J’ai une passion pour Disney et les films d’horreur, eh oui j’aime autant les princesses que les zombies (et je ne vous parle même pas des princesses zombies !). Je suis très éclectique comme lectrice mais aussi dans mes choix de films / séries, je passe des comédies romantiques aux drames ou aux thrillers bien sanglants sans aucun problème ! Rien de m’arrête !

11 commentaires

  1. C’est vraiment pas mon genre de livre et franchement je pensait pas que ça pouvait aller si loin! Et y a pas une légère ressemblance avec 50 nuance de Grey…relation d’une jeune étudiante (naïve) et d’un homme d’âge plus mûre?

    • Aucun rapport avec 50 shades. Là il n’y a pas de lien affectif entre les personnages mais seulement une relation esclave / maitre. Carrie n’est pas naïve non plus, elle sait très bien dans quoi elle s’engage et connait les codes du BDSM…. Ce qui est encore pire !

  2. Pingback: Mon deal "Plaisirs coupables" … Histoire d’O de Pauline Réage | Les Petites Chroniques d'Holly

  3. Alors alors, je viens ENFIN de publier mon deal ^^ Effectivement, ça n’a pas été top top pour toi alors que de mon côté, j’ai assez apprécié la lecture.
    Il est clair que comme toi, il n’y a pas de relations entre le dominant et le dominé mais … je dirai qu’il y a un soupçon de tendresse qui se devine.
    Je comprends que tu n’aies pas apprécié ta lecture (je crois que j’aurais réagi pareil) car j’aurais certainement pas aimé lire un livre où une femme se fait battre juste comme ça.

  4. Pingback: Challenge d’été : le bilan | smells like rock

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