80 notes de jaune – Vina Jackson

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Aujourd’hui, on parle littérature érotique avec un livre qui a fait beaucoup parlé de lui « 80 notes de jaune » de Vina Jackson. Autant vous dire tout de suite que j’ai détesté ce livre…. Je vous dit pourquoi juste en dessous.

80 notes de jaune - Vina Jackson

Synopsis

Prisonnière d’une relation en demi-teinte, Summer, violoniste passionnée, trouve refuge dans la musique. Elle passe ses après-midi à interpréter Vivaldi dans le métro londonien. Quand son instrument est détruit, elle reçoit un message d’un admirateur secret. Dominik, séduisant professeur d’université, se propose de lui offrir un violon en échange d’un concert… très privé. Dominik et Summer se jettent alors à corps perdu dans une liaison sulfureuse aussi imprévisible qu’excitante. La jolie violoniste laisse libre cours à des pulsions interdites et s’abandonne enfin à la passion, mais elle va découvrir qu’il n’y a pas de plaisir sans souffrance…

Mon avis sur 80 notes de jaune

Les rayons des librairies sont envahis de romans érotiques qui se multiplient comme des pâquerettes ! Depuis le succès de « Cinquante nuances de Grey« , tout le monde sort son livre BDSM pour espérer avoir sa part du gâteau. Et au milieu de tous ces livres au couverture évocatrice, c’est celui-ci qui a attiré mon attention. Déjà pas de menottes mais un violon et la citation sur la couverture a éveillé ma curiosité « enfin un roman où le désir féminin se décline en d’autres nuances que le Grey ».

Dans 80 notes de jaune, tout commence avec une jeune femme, Summer qui est passionnée de musique et qui joue du violon dans le métro pour gagner sa vie. Jusqu’à ce que lors d’un bagarre, son violon se brise et avec lui, les rêves de la jeune femme. Mais un mystérieux inconnu va lui envoyer un message sur Facebook lui promettant un nouveau violon si elle accepte de jouer pour lui. Bon jusque là, une histoire plutôt banale, rien d’extraordinaire. Ce roman a été publié chez Milady, collection Romantica, je m’attendais donc à un fifty shades remanié : une histoire d’amour teintée de pratiques SM.

Le roman 80 notes de jaune est différent de tous ceux que j’ai lu avant car il n’y a pas d’histoire d’amour à proprement parlé. Les deux personnages sont des partenaires sexuels mais à aucun moment il n’est question de sentiments dans cette histoire (bon si peut être dans le dernier chapitre). Et c’est surement ce qui m’a le plus déçu, l’absence d’histoire d’amour réduit ce livre à des enchaînements de scènes de sexe.

D’ailleurs en parlant des scènes de sexe, rien à voir avec celles très soft présente dans « Cinquantes nuances de Grey » ou « Regarde-moi« . Ici les scènes sont assez hard et nous font découvrir, un peu contre notre grès, des pratiques SM parfois choquantes. Le fait que Summer ne soit pas consentante parfois est vraiment dérangeant pour le lecteur. Elle subit ce que lui font subir les hommes (et même les femmes) sans broncher même quand elle en a pas envie ou que ça ne lui plait pas. Pendant tout le livre, Summer est humilié de toutes les façon possible et…. elle en redemande. Ce qui m’a le plus choqué ? Le fait que son « maître » l’inscrive dans un registre d’esclave et tente de lui tatouer un numéro sur le ventre. Je suis très ouverte d’esprit mais là il ne faut pas pousser !

En plus des scènes de sexe presque malsaines, les personnages de 80 notes de jaune ne sont pas du tout attachant. Nous avons donc Summer, apprentie esclave qui ne laisse traiter comme un objet par tous les mecs qu’elle croise parce qu’elle pense qu’être une soumise s’est accepté de se faire violer sans dire un mot (oui parce que quand on est pas consentante, chez moi ca s’appelle un viol). J’ai passé mon temps à lever les yeux au ciel devant les réactions et les décisions de Summer jusqu’à ce qu’elle me devienne totalement antipathique. Nous avons ensuite Dominik, le mystérieux inconnu de Facebook. Après Gidéon, Domink…. Les écrivains ont vraiment un problème avec les prénoms ! Je suis désolé mais en pensant à un Dominkn je vois plus un trentenaire bedonnant et moustachu plutôt qu’un jeune professeur sexy ! De toute façon lui aussi m’a énervé, il couche avec Summer mais ne veut pas avoir de relation avec elle. Et puis si, il veut. Non, il veut plus. Si il veut, d’ailleurs il va lui montrer en l’attachant au milieu d’un salon remplis des amis de Summer pour lui raser les parties intimes devant tout le monde. Quelle belle preuve d’amour !

Les personnages secondaires ne sont pas mieux. Entre la meilleure amie qui se tape Domink devant Summer ou le pote dominateur qui collectionne les esclaves, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. En plus, d’une ligne à l’autre on change de point de vue de personnage, de lieux et même parfois on saute plusieurs jours, comme à sans prévenir. Bon je vais m’arrêter là, je pense que vous avez compris que j’ai tout détester dans ce livre.

Je n’ai pas lu le premier chapitre du tome 2 « 80 notes de bleue » proposé à la fin de livre et je ne pense pas que je lirai la suite même si on nous promet plus de sentiments.

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About Author

Je suis la créatrice de ce blog et rédactrice bien entendu ! J’ai une passion pour Disney et les films d’horreur, eh oui j’aime autant les princesses que les zombies (et je ne vous parle même pas des princesses zombies !). Je suis très éclectique comme lectrice mais aussi dans mes choix de films / séries, je passe des comédies romantiques aux drames ou aux thrillers bien sanglants sans aucun problème ! Rien de m’arrête !

26 commentaires

  1. tequiladrenaline on

    J’avais lu qu’il était mieux que 50 shades… Je ne lirai définitivement ni l’un ni l’autre ! lol Avec cette mode de clitlit, ça devient un peu la surenchère à la connerie je trouve !

    • Comme les années d’avant avec les vampires… Tout le monde reprend la même histoire : le mec dominateur, la jeune femme soumise et du BDSM au milieu…. Il pourrait varier au lieu de rester sur le même thème et de toujours vouloir faire plus hard pour créer le buzz

  2. Pingback: Beautiful Bastard (Christina Lauren) | smells like rock

  3. Du hard ? Hum … vaut mieux que je lise « Histoire d’O » alors. J’ai maté le film il y a pas longtemps (bon un peu en cachette car mes parents ne comprennent pas pourquoi je regarde tout et n’importe quoi (c’est juste érotique ! Pas du porno à la fin !)) et j’ai eu envie de lire le livre. Parait que c’est mieux écrit que « 50 shades » alors … je vais essayer (je suis très bon public tu sais). Celui-là, j’ai failli l’acheter l’autre jour mais en te lisant, je comprends mieux pourquoi je ne l’ai pas fait. J’ai senti le truc merdique des kilomètres à la ronde.

    • Ce livre ne vaut pas qu’on dépense de l’argent pour lui ! Par contre si tu veux des choses plus osées à lire, il y a Dangereux plaisirs de Molly Weatherfield qui est un classique de la littérature BDSM. Je l’ai dans ma PAL mais je n’ai pas encore osé le lire ^^

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